Usages

Intelligence Artificielle (IA)

Travailler les compétences langagières

Appliquer, s’entrainer, s’exercer Produire, créer

Sur le site académique de la documentation de Nancy-Metz, vous pourrez trouvez plusieurs expérimentations autour de l’usage de l’IA dont celle-ci autour de l’éducation aux médias.

Niveau de classe visé

Cette séance s’adresse à des élèves de 4ème, dans le cadre de l’enseignement en EMI (Éducation aux Médias et à l’Information). Elle peut être menée en demi-classe au CDI, en collaboration avec le professeur documentaliste. Cette activité s’inscrit dans une progression visant à développer l’esprit critique des élèves face aux outils numériques, en particulier les intelligences artificielles génératives.

Modalités d’utilisation

La séance se déroule sur une durée d’une heure, en travail coopératif par binômes, avec un accès à un ordinateur par groupe. Les élèves utilisent une intelligence artificielle générative (type chatbot) pour expérimenter la formulation de prompts et analyser les réponses obtenues.

L’activité repose sur une alternance entre temps collectifs (échanges, mise en commun) et temps d’activité en autonomie guidée, avec l’appui d’une fiche structurante permettant d’accompagner les élèves dans la description d’une œuvre et la formulation d’une consigne.

Description de la mise en œuvre

  • Phase d’amorce collective
    L’enseignant interroge les élèves sur leurs représentations de l’intelligence artificielle. À travers des questions simples (outils connus, usages quotidiens, expériences personnelles), les élèves prennent conscience de la présence de l’IA dans leur environnement. Ce temps permet d’introduire un vocabulaire précis, notamment les notions d’IA générative, d’agent conversationnel, de biais et d’hallucination algorithmique. L’objectif est d’installer un cadre conceptuel solide et d’encourager une posture critique.
  • Phase de présentation
    L’enseignant présente la tâche principale : décrire une œuvre d’art avec suffisamment de précision pour permettre à un camarade de rédiger un prompt efficace, capable de faire identifier cette œuvre par une IA avec un minimum de tentatives. Les objectifs sont explicités : travailler la précision du langage, comprendre l’importance de la structuration de l’information, et expérimenter les limites de l’IA.
  • Phase de travail en binôme
    Dans chaque groupe, les rôles sont répartis :
    • Un élève observateur analyse une œuvre visuelle (sans en révéler le titre ni l’auteur) et prépare une description structurée à l’aide d’une fiche guide (composition, plan, style, technique, éléments visuels…).
    • Un élève rédacteur transforme cette description en un prompt exploitable par l’IA, en organisant les informations et en les formulant de manière claire et hiérarchisée.
Ce travail met en évidence le passage d’une description spontanée à une consigne opérationnelle, nécessitant précision lexicale et organisation des idées.

Durant cette phase, l’enseignant adopte une posture d’accompagnement actif  : il circule entre les groupes, aide à enrichir le vocabulaire, questionne les formulations et incite les élèves à préciser leurs descriptions. Il s’appuie également sur les productions erronées de l’IA pour illustrer concrètement les notions de biais et d’hallucination : lorsque l’image générée ne correspond pas exactement à l’œuvre attendue, cela devient un support d’analyse pertinent.

  • Phase de mise en commun finale
    Les élèves partagent leurs réussites et leurs difficultés : nombre de tentatives nécessaires, éléments déterminants dans la description, limites rencontrées. L’enseignant institutionnalise alors les apprentissages en insistant sur plusieurs points clés : nécessité d’un vocabulaire précis, importance de la structuration du prompt, fonctionnement probabiliste de l’IA et nécessité de garder un regard critique.

Impact et plus-value de cet usage

Cette activité présente une forte plus-value pédagogique, tant sur le plan des apprentissages disciplinaires que des compétences transversales :

  • Renforcer les compétences langagières, en obligeant les élèves à structurer leur pensée, à choisir un vocabulaire précis et à organiser leurs idées de manière efficace. La transformation d’une description en prompt constitue un véritable exercice de reformulation exigeant.
  • Offrir un retour immédiat et visuel, particulièrement motivant pour les élèves. Cette rétroaction facilite la compréhension des écarts entre l’intention initiale et le résultat obtenu, favorisant une démarche réflexive et des ajustements progressifs.
  • Contribuer au développement de l’esprit critique. Les élèves prennent conscience que l’IA ne produit pas une vérité, mais une réponse probable, parfois erronée. Ils apprennent ainsi à questionner les résultats, à identifier les biais et à ne pas accorder une confiance aveugle à l’outil.
  • Favoriser l’engagement des élèves, grâce à son caractère ludique et interactif. Elle permet aussi de rendre l’IA accessible et compréhensible, tout en l’inscrivant dans une démarche pédagogique encadrée et réfléchie.
Un point de vigilance demeure néanmoins : la qualité des productions dépend fortement du niveau de maîtrise du vocabulaire artistique. Un travail préalable sur la description d’œuvre apparaît donc essentiel pour garantir la réussite de l’activité.

Retrouvez l’ensemble des informations sur le site de l’académie de Nancy-Metz.

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